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Seul sur Mars

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Rédigé par Maktorius

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Ridley Scott, voilà un nom qui fait frémir n'importe quel cinéphile. Frémir de plaisir grâce à des chefs-d’œuvre intemporels comme Alien ou Blade Runner, mais aussi frémir de peur à cause de ratés tels que Robin des Bois ou Prometheus. Mais tous les réalisateurs peuvent connaître un passage à vide avant de remonter la pente. Ridley Scott, avant de repartir à l'aventure Prometheus, nous revient avec Seul sur Mars, une adaptation de roman. Retour en force ou pétard mouillé ?

 

La mission Ares III, composé de six membres, a passé 18 Sol (unité de mesure du temps utilisée) sur Mars avec succès. Mais au 19ème, une terrible tempête éclate, obligeant la mission a rentrer sur Terre. Hélas, durant l'évacuation, Mark Watney se retrouve séparé du reste de l'équipe. Considéré comme mort, il est laissé sur la Planète Rouge. Or, le botaniste est en réalité vivant. Après son réveil, il organise sa survie sur une planète stérile. Pendant ce temps, la NASA découvre que Mark est vivant et décide d'organiser une mission de sauvetage. S'engage alors une terrible course contre le temps.

 

Mettons immédiatement la question que tout le monde se pose en avant : s'agit-il d'un film de Science-Fiction ? Oui et non. Si le côté mission sur Mars semble bien être de la SF (pour le moment), le film s'encre dans un réalisme assez poussé, sans pour autant atteindre le niveau d'Interstellar de Nolan. En effet, le film se veut plus accessible et se permet ainsi certaines libertés comme le son dans l'espace même si celui-ci est peut présent et assez discret. Pour le reste, le travail de recherche est tout bonnement impressionnant. Les combinaisons, l'habitat de la NASA sur Mars, l'équipement...tout transpire le vrai. Le réalisme est également présent lors des passages sur Terre dans le traitement de la NASA, de l'envoie des missions. C'est si bien retranscrit qu'on aurait presque l'impression de regarder un documentaire.L'autre point positif est la place faite au décor, et naturellement tout cela passe par les paysages martien. Et alors là, chapeau bas M.Scott. Je ne sais pas où ont été tournés les passages sur Mars mais c'est juste somptueux. Je ne suis jamais allé sur Mars, mais les photos et images que j'en ai vu ressemblaient parfaitement à ce qui est montré dans le film. Roche, sable, ciel rougeâtre c'est juste impeccable.

 

Niveau réalisation, c'est du Scott à son plus haut niveau. Les images sont magnifiques et la mise en scène de haute volée. Le choix le plus intéressant, c'est l'utilisation régulière, sur Mars, des caméras de la combinaison de Watney ou les caméras de sécurité du complexe d'habitation pour donner un côté « found footage » (film filmé de manière à donner un côté amateur, façon Blair Witch ou Paranormal Activity) du plus bel effet car parfaitement maîtrisé. Si le reste de la réalisation peut être paraître plate, certains plans sont bien pensés. Par exemple, on suit Watney avec la caméra normal avant de le perdre pour le récupérer avec une caméra de sécurité à l'aide d'un mouvement astucieux sur un moniteur de contrôle. Ce genre de plans reviennent régulièrement. Pour l'histoire, on pourrait penser qu'une fois le principe de survit compris, le film s'éssoufflerait mais ça serait oublier le sens du rythme de Scott. Les péripéties s’enchaînent rapidement avec des moments plus calmes et légers comme la fête de Disco que s'organise Watney. On finit même par être sous pression à chaque fois qu'une tentative de secours est organisée. Mention spéciale, d'ailleurs, à la fin du film en totale maîtrise. La tension est à son comble et on se sent comme tous ceux qui espèrent que Watney reviendra sain et sauf.

 

Mais tout cela ne peut être possible que si le casting tient la route. Honnêtement, Scott a l'aura pour un bon casting et le talent pour le diriger et ça se voit. Le talentueux Matt Damon (besoin de le présenter?) est juste excellent, comme souvent d'ailleurs. Il livre une prestation impressionnante car ce n'est pas facile de n'avoir personne à qui donner la réplique et c'est une marque de talent que réussir (Tom Hanks l'avait parfaitement réussi dans Seul au Monde également) même s'il a du dialogue grâce à sa propre narration. Mais le reste du casting n'est pas en reste. Dans le rôle du Capitaine Lewis, on retrouve Jessica Chastain (Interstellar), le Directeur de la NASA Teddy Sanders est campé par l'excellent Jeff Daniels (Good Night and Good Luck), le chef du projet Ares III est joué par le non moins excellent Sean Bean (Le Seigneur des Anneaux). Bref un casting cinq étoiles parfaitement maîtrisé.

 

Au final, que retenir de Seul sur Mars ? C'est le film qui prouve que Ridley Scott est un excellent réalisateur et que son passage un peu à vide semble derrière lui. Un scénario parfait, une mise en scène soignée et intelligente, des décors somptueux et un casting du tonnerre. Ajoutez une bande son sympathique composée par harry gregson-Williams (connu pour son travail sur la saga Metal gear Solid) ainsi qu'une play list allant du Disco à David Bowie.Un film a voir que l'on soit fan de Science-Fiction ou pas.

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Note des Membres :- / 10


Commentaires

Ca donne envie de le voir. Après Interstellar, Seul sur Mars pourrait bien avoir créer la surprise.

Pour avoir vu les deux au ciné, j\'ai largement préféré Seul sur Mars. Interstellar est sympa mais à trop vouloir fourrer des théories scientifiques, Nolan oublie que c\'est un film qu\'il fait, pas un documentaire pour Physicien / Astronome confirmé. Tandis que Scott arrive à mêler les deux, histoire qu\'on sorte moins bête mais en ayant prit notre pied dans un bon film.

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