Après une sortie remarquée sur consoles de salon et PC, Wild Hearts s'offre une seconde vie sur Nintendo Switch 2 avec une version sobrement intitulée Wild Hearts S. Ce portage entend proposer l’expérience complète de chasse aux Kemonos, avec ses mécaniques de gameplay innovantes et son univers féodal-fantastique, dans un format nomade. Mais tient-il réellement la route face aux exigences techniques de la console hybride ?
Pour commencer, retrouvez notre test-live du jeu pour les bases du jeu :
Retrouvez notre autre vidéo réservée à la présentation du jeu sur Switch 2 :
Dès les premières minutes, Wild Hearts S se distingue par une réalisation soignée sur Switch 2. Les environnements affichent une belle richesse visuelle, les modèles de monstres sont de manière générale finement modélisés, et les effets visuels reflètent l’ambition du projet. Il ne s'agit pas d'une version allégée : le jeu s’avère visuellement réussi, lisible et globalement fluide, aussi bien en mode docké qu’en mode portable.
Les temps de chargement sont rapides, et le framerate semble la plupart du temps stable (à revérifier, mais ça semble légèrement varier durant les combats de grande ampleur). Ce portage rend l'expérience agréable et démontre que la Switch 2 est parfaitement capable de faire tourner des jeux de cette envergure sans sacrifices majeurs.

Wild Hearts S propose l'intégralité du contenu d’origine : les missions principales, les nombreuses créatures appelées Kemonos, les systèmes d'artisanat, d’exploration, et surtout, les Karakuri, ces mécaniques de construction en temps réel qui ajoutent une couche tactique inédite aux affrontements.
Vous pouvez chasser en solo ou en ligne, suivre le fil de la narration, ou simplement explorer les zones pour collecter des ressources et améliorer votre équipement.
Le gameplay, toujours aussi riche, repose sur l’apprentissage des patterns des ennemis, l’usage intelligent des Karakuri, et un arsenal varié : katana, marteau, arc, griffes... Chaque joueur peut adopter son propre style, et les combats ne manquent ni d’intensité, ni de stratégie.

La direction artistique reste cohérente avec l’ADN de la série : folklore japonais, paysages naturels, constructions anciennes et monstres titanesques. L’ensemble est soutenu par une bande-son immersive qui alterne entre tension et contemplation.
Les doublages japonais sont soignés, et la spatialisation sonore renforce l'immersion, sans qu'aucune dégradation majeure n’ait été perçue sur cette version portable.

====Bref résumé de l'expérience vécue en vidéo====
*Points Forts
- L'univers,
- Bon portage sur Switch 2 !
- De la chasse de haute-volée !
- Un gameplay dynamique (et fort bien inspiré),
- Sous-titrés en français,
- La map est vaste,
- Des mécaniques de jeu bien maîtrisée,
- Un scénario qui sert de fil conducteur à l'exploration et au combat,
- Un arsenal complet à disposition,
- Une bonne colorométrie (on voit que la réalisation est soignée)...
*Points Faibles
- ... techniquement, c'était pas fou à l'époque, donc ça ne change pas ici pour certaines textures ou modélisations des PNJ assez sommaires.
- Une difficulté peu progressive,
- Des séquences de dialogues qui apportent pas grand chose au jeu...
Note : 16/20


