Avant d’entrer dans le détail, on vous invite à (re)voir notre test-live ConsoleFun : il illustre toutes les scènes et points abordés ci-dessous, capturés sur Xbox Series X.
Echoes of the End, développé par Myrkur Games et édité par Deep Silver, est un action-aventure narratif à la troisième personne. Disponible sur PS5, Xbox Series et PC, le jeu nous place dans la peau de Ryn, une mage partie en quête personnelle à travers un monde qui puise son inspiration dans les paysages d’Islande. L’introduction pose rapidement l’ambiance : pas de monde ouvert, mais une progression linéaire et chapitrée qui nous guide pas à pas dans cette épopée.
La première impression est marquée par la beauté des panoramas et l’attention portée aux décors. Le joueur est invité à explorer des zones semi-ouvertes où l’avancée repose souvent sur des petites énigmes environnementales. Tirer une corde, brûler des branchages via l’aide du compagnon, activer une plateforme : chaque segment introduit un nouveau mécanisme, évitant ainsi la monotonie. La direction artistique contemplative contribue à maintenir un ton constant, oscillant entre émerveillement et tension légère.
Très vite, l’aventure ne se limite plus à l’observation. Les combats se basent sur un trio clair : attaques classiques, parades et esquives millimétrées, auxquelles s’ajoute une magie directionnelle déclenchée par une combinaison de touches. Si les premiers affrontements servent de mise en jambe, un premier boss impose rapidement un vrai défi : certains coups ne peuvent être bloqués et exigent d’esquiver au bon moment. Le jeu révèle alors une facette plus exigeante, presque souls-like, qui pousse à apprendre par l’échec et à mieux maîtriser son timing.

Ryn n’évolue pas seule : elle est accompagnée d'un autre compagnon, un PNJ qui intervient autant dans les dialogues que dans l’action, en ouvrant des passages ou détruisant des obstacles. Cette synergie est renforcée par un arbre de compétences déblocable après le premier boss, organisé en plusieurs branches (Technique, Magie, Endurance et Compagnons). Couplé à un journal de missions clair, ce système donne une structure solide à la progression et prépare le terrain pour des mécaniques plus riches dans les chapitres suivants.
Techniquement, Echoes of the End propose deux modes graphiques : Qualité (30 fps) et Performance (60 fps). En mode Qualité, utilisé durant le test-live, le rendu est soigné, stable, sans pop-in visible, et les horizons lointains sont bien restitués. La modélisation est correcte et la mise en scène efficace, mais l’expérience souffre de quelques murs invisibles et petits bugs de collision qui cassent parfois le rythme. Autre détail noté : les sous-titres en français existent mais restent petits par défaut, et le doublage est uniquement en anglais.

Points forts
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Deux modes graphiques (30/60 fps) et de très beaux panoramas.
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Gameplay varié entre exploration, énigmes et combats.
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Un premier boss marquant, exigeant et bien mis en scène.
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Présence d’un compagnon utile et d’un arbre de compétences encourageant la progression.
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Options d’accessibilité (daltonisme, contenu gore, sous-titres).
Points faibles
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Sous-titres trop petits et absence de doublage français.
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Structure très linéaire, biomes limités en début de jeu.
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Des bugs de collision et murs invisibles.
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Difficulté des boss qui peut rebuter les moins patients, ou ceux qui pensaient se faire de petites balades sans stress .
Conclusion
Note d'expérience : 13/20
En définitive, Echoes of the End livre une expérience séduisante, qui combine contemplation, plateformes inventives et combats exigeants. Si sa linéarité et des accrocs techniques limitent régulièrement son souffle, le titre se distingue par sa direction artistique soignée et un système de jeu qui monte en puissance.



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