Dès les premières minutes, Metal Eden impose son ton : un FPS sci-fi au rythme effréné, où l’on incarne ASKA, une hyper-unité projetée au cœur de Moebius, une planète au futur dramatique et désenchanté. L’univers intrigue immédiatement — vestiges d’humanité prisonniers de noyaux en décomposition, héritage d’une « bombe d’érosion », passé qui remonte à la surface — et la narration, très présente, accompagne constamment la progression. Bref : une mise en scène mystérieuse, immersive, et un monde qui donne autant envie d’être exploré que redouté.
Retrouvez notre test-live vidéo pour voir le jeu en mouvement et nos impressions à chaud.
Le cadre est clair : 8 missions « façonnées à la main » qui déroulent une guerre cybernétique tout en levant, petit à petit, le voile sur un « paradis artificiel » perdu. On accroche ou pas à cette science-fiction très marquée, mais on sent un vrai effort de construction narrative, soutenu par une voix off récurrente pendant les déplacements.
Manette en main, le jeu va droit au but : on court presque en permanence, on enchaîne sauts simples et doubles pour franchir de larges gaps, et la course sur les murs vient compléter un parkour nerveux qui donne la main verte à la mobilité. La parenté avec Ghostrunner 2 vient naturellement à l’esprit… en moins exigeant et donc plus accessible. Certaines zones dynamisent encore le flow via des tyroliennes mouvantes à pleine vitesse qui demandent observation et timing pour s’agripper aux plateformes mobiles suivantes. Le tout confère une vraie dimension acrobatique au level design.

Le plaisir tient dans l’allant : affrontements fréquents, visée réactive, et un arsenal qui laisse de la marge pour varier les approches — de quoi rester dans le tempo sans temps mort. On joue sur l’élan, on « cadence » ses éliminations, et la narration continue d’arroser l’oreille entre deux escarmouches pour ancrer l’action dans le récit.
Au-delà des coups de speed, Metal Eden installe une ambiance froide qui colle au propos ; l’immersion naît autant des décors et de la mise en scène que des commentaires en arrière-plan. C’est efficace, et ça sert la sensation d’être embarqué dans une fuite en avant permanente.

Points forts
-
Univers énigmatique et immersif porté par une narration continue.
-
Rythme nerveux : course permanente, double-sauts, wall-runs qui dopent la mobilité.
-
Passages en tyroliennes mouvantes bien sentis : lecture de l’espace et timing.
-
8 missions construites et cohérentes qui filent un récit lisible.
-
Affrontements fréquents et arsenal suffisamment riche pour entretenir le flow.
-
Fluide !
-
Présence d'un arbre de compétences.
Points faibles
-
Des ennemis qui ont parfois une IA ultra limitée (en fonction des circonstances, notamment lorsque nous sommes loin d'eux),
-
Univers de SF très marqué : ton froid et scénario qui ne parleront pas à tout le monde.
-
Linéaire.
Conclusion
Note d'expérience : 15/20
Metal Eden réussit ce qu’il cherche : un FPS ultra-dynamique qui marie intensité, mobilité et récit continu, sans condamner les joueurs à une difficulté punitive. Si vous aimez les shooters qui misent sur le mouvement et l’élan, vous y trouverez une virée cybernétique efficace, portée par un univers intrigant et un sens du rythme convaincant.



Commentaires (0)