C’est l’heure du test de Bubble Bobble: Sugar Dungeons.
Développé Taito Corporation et édité en collaboration avec Arc System Works en collaboration avec , ce nouvel épisode transporte Bub dans des donjons mouvants où l’univers sucré se mêle à une mécanique ancienne revisitée. Retrouvez d’abord notre test-live complet en rediffusion pour voir le jeu en action, puis lisez ci-dessous notre analyse écrite détaillée.
Bubble Bobble: Sugar Dungeons regroupe le jeu moderne et la version console de Bubble Symphony. Deux éditions sont proposées : une édition standard (jeu + Bubble Symphony) et une édition deluxe intégrant la bande-son et un artbook digital.
Le principe reprend l’essence de la licence : tirer des bulles pour neutraliser les ennemis, puis les éclater ou sauter dessus pour avancer. Sugar Dungeons ajoute une boucle d’avancement plus moderne : exploration de donjons modulaires, collecte d’ingrédients et trésors, échanges auprès de PNJ et progression de Bub via des compétences à débloquer (portée des bulles, vitesse de tir, durée de vie des bulles, etc.). Ces éléments créent une approche « rogue-lite » qui vient enrichir le gameplay classique.

Le didacticiel explique les bases : déplacement, saut, emprisonnement d’ennemis dans des bulles et éclatement des bulles (ou montée dessus). Le jeu conserve une exigence arcade : une touche reçue suffit souvent à entraîner la mort dans certains modes, ce qui renforce la tension et l’attention requise. Les commandes sont prédéfinies mais plusieurs configurations permettent d’adapter la disposition des boutons au confort du joueur.
Les niveaux se présentent sous forme d’étages composés de tableaux successifs : l’ordre des salles varie et donne parfois l’impression d’une génération semi-aléatoire. Chaque donjon comporte une dizaine d’étages (objectifs d’évasion au 10e étage), avec un mécanisme de pression temporelle : éliminer des ennemis octroie des secondes tandis que l’apparition d’un fantôme force l’accélération. Cette configuration propose un mix entre réflexion et exécution rapide, favorisant les joueurs qui savent enchaîner combos et déplacements précis.
Un hub central regroupe les PNJ importants : on y échange les objets récoltés (fruits, chocolat, etc.) contre consommables ou éléments de progression (boisson ardente, tir longue portée, beignets de retour au labo, etc.). Les lieux où s’améliorent les compétences de Bub, incitent à rejouer et à optimiser son build pour avancer plus loin. Le système d’échange et d’objets donne de la profondeur et justifie la collecte : ce n’est pas du loot cosmétique mais un levier de progression réel.

Le gameplay conserve la nervosité old-school de la série tout en intégrant des outils modernes : bulles de compétence (colonnes de feu, tirs à distance), items consommables et combos pour gagner du temps. Les patterns ennemis ne sont pas toujours strictement prévisibles, ce qui augmente la difficulté et la sensation d’adrénaline. La maîtrise du timing et la capacité à enchaîner les destructions de bulles sont au cœur du plaisir de jeu.
Au-delà des donjons, les zones comme le « château des douceurs » introduisent des phases sans timer et des passages nécessitant des objets spécifiques (flammes) pour progresser. Cela pousse à revenir au hub, à échanger et à planifier ses runs — une couche de design qui dépasse la simple succession d’arènes et introduit une dimension exploratoire et stratégique.

L’habillage visuel est résolument « kawaii » : couleurs vives, direction artistique sucrée et environnements variés selon les mondes. Les musiques, agréables mais peu variées au lancement, accompagnent bien l’expérience ; on peut espérer davantage de diversité musicale au fil des mondes déverrouillés. Les sous-titres français pour les dialogues rendent la narration accessible.
L’inventaire fonctionne mais son accès et l’affectation des objets aux emplacements de compétences peuvent casser le rythme : plusieurs étapes (menu pause → inventaire → assignation → retour) rendent l’utilisation d’objets un peu lourde en plein run. Sur le plan positif, la boîte à objets et l’augmentation progressive de la capacité d’inventaire donnent une bonne sensation de progression.
Le jeu encourage la répétition — essayer d’atteindre l’étage 10, battre les boss de donjon, débloquer de nouvelles missions et personnaliser Bub — mais le tout ne parvient pas à donner au jeu une longue durée de vie. Tout dépendra peut être de votre niveau à appréhender les pièges.

Points forts
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Fidélité à la licence originelle, tout en apportant des nouveautés de progression.
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Système d’échanges qui donne du sens au loot et à l’exploration.
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Donjons variés, composés et parfois surprenants, renforçant l’addiction à la « tentative suivante ».
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Direction artistique plaisante, fidèle, et doublage français présent.
Points faibles
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Gestion d’inventaire un peu lourde en run (accès et assignation d’objets pas rapide).
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Répétitivité potentielle sur la manière d'aborder les niveaux,
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Techniquement, le jeu accuse du retard pour cette Current-Gen.
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Pas assez de boss, et pas assez de mondes (durée de vie assez courte donc) !
Conclusion
Note d'expérience : 14/20
Bubble Bobble: Sugar Dungeons réussit le pari de moderniser une licence arcade culte sans la dénaturer. L’ajout d’un hub d’échanges, d’un système de progression des compétences et de mondes à explorer donne une vraie profondeur au titre, malgré que sa durée de vie soit légère. Le mélange entre pression temporelle, exploration et personnalisation de Bub crée une boucle de jeu plaisante et addictive. Quelques améliorations ergonomiques (raccourcis d’objets, variété des niveaux) rendraient l’expérience encore plus sympa, mais dans l’état le jeu remplit son objectif : divertir les nostalgiques comme les nouveaux venus, avec une proposition fraîche et bien articulée.



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