C’est l’heure du test de Metroid Prime 4: Beyond sur Nintendo Switch 2 (le titre reste aussi jouable sur la Switch première génération). Avant d’entrer dans le détail, on vous invite à regarder d’abord notre test-live en rediffusion pour voir le jeu en action et se faire une idée précise des sensations de gameplay.
Metroid Prime 4: Beyond reprend l’essentiel des codes qui ont fait la réputation de la série : exploration planétaire, séquences d’action en vue à la première personne et phases d’analyse/scanning héritées des opus précédents. L’introduction place rapidement l’enjeu : attaque, aliens, et une histoire qui démarre sur les chapeaux de roue. Le jeu propose deux approches de visée — la visée classique via joystick et une visée « façon souris » exploitant le gyroscope du Joy-Con droit — et conserve l’alternance entre phases de combat nerveuses et moments contemplatifs d’exploration.
L’atmosphère visuelle est l’un des points forts. Les environnements alternent entre panoramas désertiques, zones verdoyantes et sous-sols plus sombres ; la direction artistique joue beaucoup sur la lumière et le contraste pour installer une vraie poésie visuelle. Les effets météo (gouttes d’eau percutant le casque, traînées dans le champ de vision) renforcent l’immersion. La bande-son accompagne parfaitement ces ambiances et les thèmes musicaux participent à ce sentiment de découverte et de menace. Globalement, la mise en scène fonctionne : petites cinématiques, moments d’animation et pauses contemplatives s’accordent bien avec le rythme du jeu.

Le gameplay reste fidèle à la formule : viser, scanner, déclencher des capacités et remodeler les environnements pour progresser. Beyond propose des outils intéressants, comme le viseur psychique qui permet d’interagir à distance avec des mécanismes et de manipuler des orbes psychiques, ouvrant ainsi de nouveaux passages. La transformation en boule et la mobilité associée sont toujours présentes et servent autant l’exploration que la résolution de puzzles.
Les combats demandent de l’observation et du timing : esquives latérales, tirs concentrés sur des points faibles et gestion des orbes d’énergie récupérées sur les ennemis. Les premiers boss proposés imposent par exemple de viser les points faibles au bon moment, d’esquiver et d’exploiter les fenêtres d’attaque, ce qui génère des phases intenses et gratifiantes lorsqu’on maîtrise les mécaniques.

Le jeu propose des options « classiques » : choix entre mode performance et mode qualité, réglages de luminosité, activation des sous-titres et du tutoriel. Sur Switch 2, la prise en main bénéficie d’une vibration discrète et soignée du Joy-Con, agréable pendant les cinématiques. La possibilité d’utiliser le Joy-Con droit posé à plat pour viser (mode « souris ») est une bonne alternative pour ceux qui préfèrent une visée plus précise ; cela demande néanmoins un petit temps d’adaptation. En revanche, on regrette l’absence d’options d’accessibilité plus poussées (daltonisme, aides à la visée…), un domaine où d’autres titres proposent aujourd’hui plus de réglages.
Les niveaux misent sur la verticalité et la multiplicité des chemins : toits, conduits, cavernes et mécanismes à activer se combinent pour encourager l’exploration. Les énigmes sont souvent succinctes mais bien intégrées au level design ; l’usage des pouvoirs (psychique, missiles) sert autant à la progression qu’à la découverte de caches secrètes. Le jeu conserve la marque de fabrique des Metroid Prime : il faudra parfois revenir sur ses pas avec un nouvel objet ou pouvoir pour débloquer des zones jusque-là inaccessibles — une mécanique qui favorise la rejouabilité et la satisfaction des découvertes.

La carte proposée est exploitable (affichage du chemin parcouru, repères) et aide à l’orientation sans pour autant simplifier l’exploration. Le titre conserve également une exigence rétro : toute progression non sauvegardée est perdue en cas de mort involontaire, ce qui rappelle les sensations des anciens volets.
Sur Switch 2, la mouture profite visiblement d’améliorations visuelles et de temps de chargement réduits par rapport à la Switch d’origine. Les effets d’éclairage, la profondeur de champ et les ambiances sonores sont convaincants. Nous avons observé un rendu global propre et une fluidité adaptée aux séquences d’exploration et de combat. Quelques petites simplicités techniques peuvent survenir (ex: désert très sommaire et vide), mais rien qui ne vienne gâcher l’expérience générale... pour peu que vous soyez amoureux par le concept proposé par les jeux de la licence Metroid.

Points forts
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Direction artistique et bande-son immersives, moments contemplatifs réussis.
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Verticalité, chemins alternatifs et satisfaction de découvrir un nouvel univers !
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Visée joystick ou mode « souris » gyroscopique, pouvoirs psychiques et arsenal progressif.
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Alternance efficace entre scènes d’action et moments d’observation.
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De l'humour dans le jeu !
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Les amateurs de la licence Metroid Prime retrouveront tout le charme d'époque !
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Certains passages sont magnifiques....
Points faibles
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... et d'autres beaucoup moins !
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Il manque de réglages pour daltonisme ou aides à la visée.
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Gameplay très fidèle au anciens Metroid Prime... et donc forcément un peu old-school.
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Un bestiaire qui n'étonne pas tant que ça !
Conclusion
Note d'expérience : 16/20
Metroid Prime 4: Beyond renouvelle la série sans rompre avec son héritage : exploration soignée, ambiance sonore et visuelle travaillée, et combats qui demandent observation et anticipation. La version Switch 2 bénéficie d’un rendu technique et d’un confort accrus ! Quelques limites subsistent — accessibilité, zones un peu vide — mais elles n’altèrent pas le plaisir principal du titre : se perdre dans une planète étrangère, découvrir ses secrets et relever des défis exigeants... le tout avec poésie (visuelle et sonore).
Pour nous, Beyond est une réussite qui ravira les amateurs de la licence et les joueurs en quête d’une expérience d’exploration immersive.



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