La génération PlayStation 5 a vu naître de nombreux projets ambitieux, parfois portés par de gros budgets, des technologies de pointe et une forte exposition médiatique. Pourtant, certains titres n’ont pas rencontré leur public et ont échoué commercialement, malgré des qualités indéniables sur le plan technique ou artistique. Retour sur cinq jeux PS5 qui illustrent ce décalage entre ambition et succès commercial.
Forspoken (Square Enix)
Pensé comme une nouvelle licence majeure, Forspoken devait incarner le savoir-faire de Square Enix sur la nouvelle génération. Monde ouvert vaste, parkour magique, héroïne originale et moteur moderne : tous les ingrédients étaient réunis pour un lancement d’envergure.
Malgré cela, le jeu n’a pas atteint ses objectifs de ventes. Square Enix a rapidement évoqué des performances commerciales décevantes, bien en deçà des attentes internes. L’accueil critique mitigé, la communication parfois maladroite autour du personnage principal et un positionnement tarifaire élevé ont pesé lourdement. Le studio Luminous Productions sera d’ailleurs dissous peu après, signe que l’éditeur a considéré le projet comme un échec stratégique.
Immortals of Aveum (Ascendant Studios / EA Originals)
Présenté comme un FPS solo narratif ambitieux reposant sur l’Unreal Engine 5, Immortals of Aveum misait sur un univers de fantasy originale et un système de combat basé sur la magie plutôt que sur les armes à feu.
Malgré une vraie proposition différenciante et une réalisation technique solide, le jeu a souffert d’un lancement discret et d’une concurrence extrêmement forte. Les ventes ont été insuffisantes pour rentabiliser le projet, au point que le studio Ascendant a reconnu publiquement l’échec commercial, entraînant des licenciements importants peu après la sortie.
The Callisto Protocol (Striking Distance Studios)
Issu d’un studio fondé par l’un des créateurs de Dead Space, The Callisto Protocol ambitionnait de devenir une nouvelle référence du survival horror moderne. Production luxueuse, mise en scène cinématographique et atmosphère travaillée faisaient partie de ses points forts.
Cependant, les ventes n’ont pas suivi. L’éditeur a confirmé que le jeu était loin d’atteindre les objectifs commerciaux fixés. Un accueil critique contrasté, des attentes très élevées et des comparaisons constantes avec Dead Space ont nui à son image. Malgré plusieurs mises à jour et contenus additionnels, le titre reste associé à un échec commercial notable.
Babylon’s Fall (PlatinumGames / Square Enix)
Développé par un studio pourtant réputé pour son expertise dans l’action, Babylon’s Fall voulait s’imposer comme un jeu service coopératif sur PS5. Direction artistique originale, gameplay orienté multijoueur et suivi sur le long terme étaient annoncés.
La réalité a été tout autre. Le jeu a rapidement souffert d’un manque de joueurs, d’un accueil critique très négatif et d’un désintérêt massif du public. Les serveurs ont été fermés moins d’un an après la sortie, faisant de Babylon’s Fall l’un des échecs commerciaux les plus marquants de la génération PS5.
Destruction AllStars (Lucid Games / Sony)
Titre de lancement de la PS5, Destruction AllStars bénéficiait d’une exposition exceptionnelle et du soutien direct de Sony. Ce jeu multijoueur orienté action et destruction automobile proposait une approche originale mêlant combats à pied et véhicules.
Malgré une intégration rapide au PlayStation Plus, le jeu n’a jamais réussi à fidéliser une base de joueurs suffisante. Sony a progressivement réduit son soutien, puis mis fin au suivi actif. L’échec commercial et communautaire du titre a conduit à un repositionnement du studio et à l’abandon de la licence.
Une leçon pour la génération PS5
Ces cinq jeux montrent que, même sur PS5, budget, technologie et ambition ne garantissent pas le succès commercial. Positionnement, timing de sortie, communication et attentes du public jouent un rôle déterminant. Certains de ces titres restent aujourd’hui intéressants à découvrir, notamment à prix réduit, mais ils illustrent tous les risques liés aux projets AAA ou AA trop ambitieux face à un marché de plus en plus concurrentiel.


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