La saga Resident Evil fête ses 30 ans et revient avec un nouvel épisode très attendu : Resident Evil Requiem. Dans ce test, nous vous proposons de découvrir nos premières impressions, ainsi que notre test-live réalisé dans les conditions du direct. Si vous souhaitez voir notre découverte du jeu, ses premières séquences de gameplay et nos réactions à chaud, nous vous invitons à regarder la vidéo du test-live ci-dessous, qui accompagne cet article.
Resident Evil Requiem nous place dans la peau de Grace Ashcroft, une analyste du renseignement du FBI chargée d’enquêter sur une série de morts mystérieuses. Très vite, l’enquête prend une tournure personnelle : les événements semblent liés à l’endroit même où sa mère a été assassinée huit ans plus tôt.
En parallèle, un autre personnage bien connu des fans entre en scène : Leon S. Kennedy, agent du DSO et figure emblématique de la licence. Les deux protagonistes se retrouvent liés à une enquête qui semble remonter aux origines du désastre de Raccoon City, ville tristement célèbre pour l’épidémie du virus T.

Dès les premières minutes, le jeu pose son ambiance : enquête policière, disparition mystérieuse d’un officier dans un hôtel et atmosphère lourde de secrets. On sent immédiatement que l’histoire cherche à renouer avec la mythologie centrale de la saga.
L’une des premières choses qui frappe dans Resident Evil Requiem, c’est sa mise en scène très travaillée. Les cinématiques s’enchaînent avec une réalisation proche du cinéma : cadrages soignés, dialogues immersifs et transitions fluides entre narration et gameplay.
Les premières scènes nous plongent dans une ville nocturne sous la pluie, avec une foule en mouvement, des néons qui éclairent les rues et une tension palpable. L’ambiance rappelle immédiatement les moments les plus marquants de la série.
Le jeu adopte clairement une approche narrative forte, avec un rythme qui mélange enquête, exploration et montée progressive de la tension.

L’un des éléments qui nous a le plus marqué concerne les graphismes du jeu. Les environnements sont très détaillés : architecture crédible, rues animées, effets de pluie et éclairages réalistes.
La modélisation des personnages est également réussie. Les expressions faciales et les animations participent à l’immersion. Les textures, les effets de lumière et les reflets donnent parfois l’impression de regarder un film interactif.
Certaines scènes urbaines regorgent de petits détails visuels : passants, néons, véhicules, reflets sur le sol mouillé… tout cela contribue à créer une atmosphère dense et crédible.
On ressent clairement que le jeu vise une présentation moderne et spectaculaire, digne de la nouvelle génération de consoles.

Comme souvent dans la série, la bande-son joue un rôle essentiel. Les sirènes au loin, les bruits de la ville, les effets météorologiques ou encore les musiques discrètes participent à créer une tension constante.
L’ambiance sonore renforce clairement l’immersion. Les moments calmes alternent avec des passages plus oppressants où chaque bruit peut annoncer un danger.
Ce travail sonore est essentiel dans un survival horror : il participe à maintenir le joueur sur ses gardes.

Resident Evil Requiem conserve les bases qui ont fait le succès de la franchise :
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exploration d’environnements détaillés
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enquête et recherche d’indices
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tension permanente
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gestion des ressources et du danger
Les premières séquences mettent l’accent sur l’observation et l’exploration, notamment lors de l’inspection d’une scène de crime. Le joueur doit analyser les lieux, comprendre ce qui s’est passé et progresser dans l’enquête.
Les contrôles restent accessibles, avec un gameplay qui semble privilégier la tension et la narration plutôt que l’action pure.
On retrouve donc un équilibre proche des meilleurs épisodes modernes de la saga, avec une volonté de mêler survival horror et enquête narrative.

Un détail a particulièrement retenu notre attention : certains infectés semblent conserver des fragments de leur ancienne humanité. Contrairement aux zombies totalement dénués de conscience que l’on retrouve dans plusieurs épisodes de la saga, certains ennemis de Resident Evil Requiem paraissent capables de prononcer quelques mots ou d’émettre des phrases fragmentées.
Lors de notre progression, nous avons notamment entendu certains infectés murmurer ou répéter des mots, comme s’ils tentaient encore de s’exprimer malgré l’infection. Ce choix de mise en scène apporte une dimension supplémentaire à l’ambiance du jeu. Les créatures ne sont plus uniquement des menaces anonymes : elles donnent parfois l’impression d’être les vestiges d’êtres humains encore partiellement présents.
Ce type de comportement renforce le malaise lors des confrontations. On se retrouve face à des ennemis dangereux, mais qui semblent parfois garder une trace de leur identité passée, ce qui contribue à installer une atmosphère particulièrement troublante dans cet épisode.

L’identité visuelle du jeu repose aussi sur une ambiance sombre et réaliste. La pluie, les éclairages urbains et les décors nocturnes créent une atmosphère particulièrement immersive.
Les environnements urbains, notamment autour de l’hôtel où débute l’enquête, donnent l’impression d’évoluer dans un monde vivant. Les rues sont animées, les personnages crédibles et les décors riches en détails.
Cette direction artistique renforce la sensation d’être plongé dans une histoire mystérieuse et inquiétante.
Pour les amateurs de la licence, Resident Evil Requiem représente un moment important. La série célébrant ses 30 ans, cet épisode semble vouloir rendre hommage à son héritage tout en proposant une expérience moderne. Le retour de Leon et les références à Raccoon City devraient ravir les fans de longue date, tandis que l’introduction d’un nouveau personnage comme Grace Ashcroft apporte un regard inédit sur l’univers.

Points forts
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Une ambiance très immersive,
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Des graphismes impressionnants,
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Une mise en scène cinématographique,
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Un retour aux racines de la saga avec Grace,
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Une intrigue mystérieuse prometteuse !
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Tout s'imbrique parfaitement, avec un rythme qui est jouissif !
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Sous-titrés et doublés en français !
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Une rejouabilité qui est bien présente.
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Des situations cocasses,
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L'alternance de la vue FPS ou TPS en fonction du personnage.
Points faibles
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On aurait souhaité une durée de vie plus importante pour chaque RUN (pour prolonger le plaisir).
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Des objectifs qui ne surprendront pas toujours les habitués de la licence.
Conclusion
Note d'expérience : 18/20 + Label Qualité
Avec Resident Evil Requiem, Capcom propose un épisode particulièrement maîtrisé qui s’appuie sur une réalisation technique solide, une mise en scène travaillée et de nombreuses nouvelles idées venant renouveler la formule. L’aventure enchaîne exploration, tension et affrontements dans une progression fluide qui maintient l’intérêt du début à la fin.
La direction artistique, la qualité des environnements et l’ambiance sonore participent pleinement à l’identité de cet opus, tandis que certaines mécaniques inédites — comme des infectés capables de parler ou de conserver une part de leur humanité — viennent enrichir l’expérience.
Une production ambitieuse qui s’impose comme l’un des épisodes les plus marquants de la licence ces dernières années.



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