Avec The 7th Guest Remake, Vertigo Studios propose une nouvelle lecture d’un classique du jeu d’aventure et d’énigmes. Développé par Vertigo Studios B.V., édité par Vertigo Publishing B.V. et basé sur la licence originale de Trilobyte Games, ce remake transpose l’expérience dans une version jouable sans casque VR, disponible sur PS5, Xbox Series et PC.
Nous vous proposons de découvrir notre test-live réalisé sur Xbox Series X, afin d’observer l’ambiance du Stauf Mansion, les premières énigmes, la lampe spirituelle, l’exploration et la manière dont cette nouvelle version remet en scène le mystère autour de Henry Stauf.
*test-live du jeu en format paysage (pour TV, PC...):
*test-live du jeu en format portrait (pour mobiles...):
L’histoire nous plonge dans le célèbre Stauf Mansion, un manoir isolé où six invités ont été conviés dans des circonstances mystérieuses. Derrière cette réception étrange se cache Henry Stauf, fabricant de jouets énigmatique dont le passé semble intimement lié aux secrets du lieu. Le joueur doit explorer les pièces du manoir, résoudre des énigmes et comprendre progressivement ce qui s’est réellement déroulé entre ses murs.
Dès l’introduction, le ton est posé. Le jeu installe une atmosphère de maison hantée, avec une narration posée, une mise en scène inquiétante et une musique douce qui évoque presque certaines attractions de manoirs fantomatiques. L’ambiance fonctionne rapidement, notamment grâce à la direction sonore et aux nombreux éléments visuels qui accompagnent l’exploration.

Le cœur de l’expérience repose sur la lampe spirituelle. Cet objet permet de révéler des éléments invisibles à l’œil nu, de restaurer certains éléments du décor ou de faire apparaître des fragments du passé. Dès la première énigme, cette mécanique s’impose comme un outil central. Elle transforme les lieux, révèle des indices et donne l’impression que le manoir possède deux réalités superposées : celle du présent, délabrée et inquiétante, et celle du passé, encore chargée de souvenirs.
Cette idée fonctionne très bien. Lors de notre session, la lampe permettait de remettre en état un ponton, de faire revivre une plante fanée, de révéler des signes cachés ou encore de modifier la perception des tableaux. Certaines images paraissent normales au premier regard, puis deviennent beaucoup plus inquiétantes une fois éclairées par la lumière spectrale. Le procédé renforce efficacement le mystère et incite à examiner chaque pièce avec attention.

L’exploration adopte une structure assez proche d’un escape game. Le joueur avance de salle en salle, observe les objets, manipule les éléments disponibles et tente de comprendre la logique de chaque énigme. Le jeu ne prend pas le joueur par la main. Il faut fouiller, tester, déplacer des objets, observer les symboles, lire les indices et parfois accepter de rester bloqué plusieurs minutes sur une même séquence.
Cette exigence se ressent dès la première véritable énigme, autour des joyaux du dragon. Durant le live, une interaction a semblé se bloquer, obligeant à recommencer la partie pour débloquer correctement la progression. Cela montre que le jeu peut encore présenter quelques comportements imprévus, même si l’énigme elle-même reste cohérente une fois le fonctionnement compris.

Les énigmes demandent donc de la patience. Certaines reposent sur l’observation, d’autres sur la manipulation d’objets ou sur la compréhension de symboles. Dans la salle à manger, par exemple, il faut interpréter des signes liés à plusieurs figures comme la poule, le cheval, le poisson ou l’enfant. Le jeu pousse ainsi à croiser les informations, à tester différentes combinaisons et à comprendre progressivement la logique du puzzle.
Ce rythme pourra diviser. Les amateurs d’énigmes devraient apprécier cette approche, car chaque salle donne envie de chercher la solution. En revanche, les joueurs qui préfèrent une progression plus fluide ou plus guidée risquent de trouver certains passages frustrants. The 7th Guest Remake est clairement destiné à un public qui aime réfléchir, observer et prendre son temps.
Visuellement, le jeu repose sur une ambiance plus que sur une démonstration technique. On sent les fondations rétro du titre d’origine, mais la présentation moderne rend l’ensemble agréable à parcourir. Le manoir bénéficie d’une bonne atmosphère, avec des pièces sombres, des tableaux inquiétants, des objets anciens, des couloirs chargés en mystère et des apparitions spectrales qui viennent régulièrement rompre le silence.
La présence des invités est également marquante. Le jeu utilise des projections d’acteurs réels intégrées dans l’environnement, grâce à une technologie de capture volumétrique. Ces silhouettes donnent une dimension théâtrale aux scènes et rappellent l’ADN FMV du jeu original, tout en l’adaptant à une présentation moderne. Cela crée une identité particulière, à mi-chemin entre jeu d’aventure, théâtre fantomatique et enquête surnaturelle.
La mise en scène joue beaucoup sur le passé du manoir. Les portraits, les objets et les apparitions racontent des fragments d’histoire. On comprend peu à peu que chaque invité, chaque salle et chaque énigme participe à un mystère plus large. Le titre ne cherche pas à effrayer constamment, mais à installer une tension diffuse, portée par les sons, les lumières et les indices disséminés dans les décors.

Côté options, le jeu propose plusieurs réglages appréciables : inversion des axes, sensibilité horizontale et verticale, champ de vision, vibrations, luminosité, volumes sonores, voix, effets et langue. Pour un jeu d’exploration à la première personne, ces paramètres sont bienvenus, notamment pour adapter le confort de jeu à chaque profil.
La version Xbox Series X testée s’est montrée globalement propre, avec une ambiance visuelle cohérente et une bonne fluidité d’ensemble. La manette participe aussi à l’immersion, notamment lorsque certaines vibrations se déclenchent face à des éléments liés à Henry Stauf ou à la lampe spirituelle. Ces petits retours renforcent l’impression que le manoir réagit à la présence du joueur.
Le jeu n’est toutefois pas exempt de limites. Le bug rencontré au début du live sur l’énigme du dragon reste regrettable, surtout pour une aventure fondée sur la précision des interactions. Certaines énigmes peuvent également manquer de clarté au premier abord, et l’accumulation d’objets manipulables peut parfois brouiller la lecture. Le jeu place volontairement beaucoup d’éléments dans les pièces, ce qui peut aider à l’immersion, mais aussi compliquer l’identification des vrais indices.
Points forts
- Une très bonne ambiance de manoir hanté,
- La lampe spirituelle, au cœur de l’exploration,
- Des énigmes exigeantes et variées,
- Une structure proche de l’escape game,
- Une mise en scène mystérieuse,
- Des apparitions d’acteurs réels bien intégrées,
- Une direction sonore efficace,
- Des options de confort appréciables !
Points faibles
- Une première énigme qui peut buguer selon les interactions,
- Certaines énigmes peuvent manquer de clarté,
- Beaucoup d’objets manipulables qui peuvent brouiller la lecture,
- Une progression qui demandera de la patience,
- Un rythme qui ne conviendra pas à ceux qui cherchent de l’action !
Conclusion
Avec The 7th Guest Remake, Vertigo Studios signe une aventure d’énigmes solide, portée par une ambiance réussie et une vraie identité de manoir hanté. Le jeu repose sur l’observation, la manipulation et la réflexion, avec une lampe spirituelle qui donne une vraie personnalité à l’exploration.
L’expérience s’adresse avant tout aux amateurs d’énigmes, de mystères et d’ambiances surnaturelles. Quelques imprécisions et un bug rencontré en début de partie viennent tempérer l’ensemble, mais le titre conserve un vrai charme grâce à son atmosphère et à son approche proche de l’escape game.
Une aventure mystérieuse et exigeante, recommandée aux joueurs qui aiment les puzzles, les manoirs inquiétants et les enquêtes surnaturelles.



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