Avec The Adventures of Elliot: The Millennium Tales, Square Enix et la Team Asano proposent un action-RPG en HD-2D disponible sur PS5, Xbox Series, Nintendo Switch 2 et PC. Le titre met en scène Elliot, un aventurier envoyé explorer des ruines mystérieuses, accompagné par Faie, une fée capable de l’aider aussi bien en combat que dans l’exploration.
Tout d'abord, nous vous proposons de découvrir notre test-live réalisé sur PS5, afin d’observer les premières heures de jeu, son ambiance, son système de combat, ses donjons, ses inspirations et son approche visuelle.
*Test-live en mode paysage (pour PC & TV):
*Test-live en mode portrait (pour mobiles...):
The Adventures of Elliot: The Millennium Tales affiche clairement son ambition : reprendre l’esprit des grands action-RPG vus du dessus, tout en l’habillant avec une direction artistique HD-2D chère à Square Enix. Le jeu évoque immédiatement les productions issues de la mouvance Octopath Traveler, mais avec une orientation beaucoup plus action, plus directe, et une structure qui rappelle fortement les Zelda classiques.
Le récit débute dans le royaume d’Huther, alors que de nouvelles ruines viennent d’être découvertes. Elliot est rapidement présenté comme un aventurier courageux, apprécié des habitants, et sollicité par le roi pour partir explorer ces lieux inconnus. Le ton reste assez traditionnel dans sa mise en place, avec une menace ancienne, des ruines mystérieuses, une princesse protectrice et un héros au profil très chevaleresque.
L’un des premiers éléments à souligner vient de la localisation. Le jeu propose des textes en français, ce qui permet de suivre correctement les dialogues et l’univers. Les voix peuvent être configurées, notamment en japonais ou en anglais. Ce choix est important pour un RPG où l’histoire, les échanges avec les PNJ et les éléments de lore occupent une place notable.

Visuellement, le jeu possède un vrai charme. La HD-2D donne du relief aux décors, avec des effets de lumière, des ombres portées, du vent dans les herbes, des reflets sur l’eau et une profondeur de champ marquée. Certains tableaux fonctionnent très bien, notamment lorsque la caméra laisse entrevoir des ponts, des rivières, des ruines ou des zones légèrement floutées en arrière-plan.
Le style n’est toutefois pas irréprochable. L’effet de flou appliqué à certains sols peut surprendre, voire perturber votre appréciation globale de la direction artistique selon les scènes. Là où Octopath Traveler utilise souvent la HD-2D avec un rendu très clinquant, The Adventures of Elliot opte pour un pixel art parfois plus brut, avec des textures volontairement très marquées. Ce choix donne une identité au jeu, mais il pourra diviser.
L’animation du héros est en revanche très réussie. Elliot se déplace avec fluidité, attaque rapidement, utilise son bouclier, saute, grimpe aux échelles, soulève des objets et interagit avec l’environnement. Les PNJ bénéficient également de petites animations, et les portraits affichés pendant les dialogues possèdent des expressions qui renforcent l’aspect artisanal du titre.

Le gameplay repose sur une formule immédiatement lisible. Elliot peut attaquer à l’épée, charger un coup puissant, se protéger avec son bouclier, lancer ou déplacer des objets, couper des herbes, casser des pots et résoudre de petites énigmes environnementales. Les premiers donjons utilisent des interrupteurs, des blocs à déplacer, des clés à récupérer et des portes verrouillées, dans une logique très proche des anciens Zelda.
Cette inspiration est évidente, mais elle n’est pas forcément problématique. Le jeu reprend des bases connues, mais les applique avec efficacité. Les combats sont simples à comprendre, les ennemis disposent de comportements variés, certains peuvent charger rapidement, et les boss demandent déjà un minimum d’observation. Le premier affrontement marquant oblige notamment à utiliser correctement le bouclier et à mémoriser les attaques adverses.
Le système des Magilithes apporte également une dimension supplémentaire à la progression. Ces pierres permettent de personnaliser son équipement et viennent enrichir les possibilités offertes au joueur au fil de l'aventure. Sans révolutionner la formule, elles constituent un complément intéressant au système de combat et à l'exploration.

Faie joue également un rôle important. Présentée comme une fée de soutien, elle accompagne Elliot dans son aventure et peut aider à distance. Le jeu repose donc sur un duo, avec un héros combattant directement sur le terrain et une partenaire capable d’apporter une aide stratégique. Cette complémentarité devrait prendre davantage d’importance au fil de la progression.
L’exploration se montre agréable. Le jeu propose des zones reliées entre elles, des repères de voyage rapide, des coffres, des passages à débloquer et une carte qui laisse apparaître plusieurs régions. Le monde ne semble pas immense, mais il paraît suffisamment structuré pour encourager la progression et le retour dans certains lieux.
Les petites idées de confort sont appréciables. Lorsqu’un PNJ a déjà été consulté, une coche apparaît dans sa bulle de dialogue, ce qui permet de savoir rapidement à qui l’on a parlé. Les transitions entre intérieur et extérieur sont également soignées, avec un zoom et un flou qui accompagnent l’entrée dans les maisons. Ce sont des détails, mais ils montrent un vrai soin dans l’ergonomie.

Les phases de plateforme apportent une différence notable par rapport aux Zelda classiques. Elliot peut sauter, franchir des obstacles et traverser certaines zones en hauteur. Cette dimension ajoute du rythme et évite que l’exploration se limite uniquement aux combats et aux énigmes.
Un regret apparaît cependant dans les affrontements : l’absence de verrouillage sur les ennemis. Dans certaines situations, notamment face à des adversaires mobiles ou des boss, un système de lock aurait rendu les combats plus confortables. Le jeu reste jouable, mais cette absence peut rendre certains échanges moins précis.
La bande-son accompagne correctement l’aventure. Les thèmes donnent une couleur médiévale et aventureuse au jeu, avec des instruments qui renforcent le côté conte héroïque. L’ambiance générale reste douce, mais suffisamment présente pour soutenir l’exploration et les moments de découverte.
On vous laisse découvrir le jeu dans son ensemble, mais sachez que le jeu ne se contente donc pas d’un simple royaume à explorer : il promet une aventure plus large, liée au temps, aux ruines et à l’histoire du monde.

Points forts
- Une direction artistique HD-2D pleine de charme,
- Un héros bien animé et agréable à contrôler,
- Une vraie ambiance de conte d’aventure,
- Des textes en français,
- Une formule action-RPG lisible et efficace,
- Des donjons inspirés des Zelda classiques,
- Des combats simples mais plaisants,
- Les Magilithes, qui ouvrent des possibilités de personnalisation,
- Plusieurs bonnes idées d’ergonomie,
- Des effets de lumière, d’eau et de profondeur réussis !
Points faibles
- Une très forte proximité avec les anciens Zelda,
- Un effet de flou et de simplicité au sol,
- Certains décors auraient pu être plus détaillés,
- Pas de réel système de verrouillage sur les ennemis,
- Une carte qui semble assez contenue au départ,
- Un scénario encore très classique dans ses premières heures.
Conclusion
Note d’expérience : 15/20
Avec The Adventures of Elliot: The Millennium Tales, Square Enix signe un action-RPG HD-2D très agréable, porté par une belle ambiance, un héros attachant et une formule de jeu immédiatement efficace. Le titre rappelle clairement les Zelda classiques, mais il y ajoute son esthétique propre, son duo Elliot/Faie et une structure efficace.
Tout n’est pas parfait. Le rendu de certaines textures, ou même la forte proximité avec ses inspirations empêchent le jeu de surprendre totalement. Mais l’ensemble reste solide, charmant et suffisamment bien construit pour donner envie de poursuivre l’aventure.
Un action-RPG HD-2D plaisant, recommandé aux amateurs de Zelda à l’ancienne, de pixel art moderne et d’aventures Square Enix accessibles.



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