Avec Resonance: A Plague Tale Legacy, Asobo Studio revient dans l’univers de sa célèbre série, mais change nettement de perspective. Quinze ans avant les événements de A Plague Tale: Requiem, cette nouvelle aventure suit Sophia, une jeune pillarde déterminée à découvrir les secrets de son passé et les mystères de l’île du Minotaure.
Disponible sur PS5, Xbox Series X|S et PC, le titre mêle exploration, combats rapprochés, infiltration, énigmes environnementales et narration. Pour ce test-live, Titiboy a découvert la version PS5 et les premières heures de l’aventure, marquées par une mise en scène particulièrement ambitieuse.
*Test-live en mode paysage (pour PC & TV):
*Test-live en mode portrait (pour mobiles...):
Les joueurs des deux précédents épisodes retrouveront immédiatement certaines caractéristiques de la licence : une atmosphère sombre, une narration omniprésente, des personnages constamment menacés et un soin évident apporté aux environnements.
La différence vient surtout de Sophia.
Là où Amicia devait régulièrement privilégier l’infiltration et éviter les affrontements directs, Sophia apparaît beaucoup plus offensive. Elle utilise une épée et une dague, peut parer les attaques, esquiver, enchaîner plusieurs coups et employer son grappin aussi bien pour progresser que pour prendre l’avantage sur ses ennemis.
Les combats sont donc nettement plus fréquents et plus nerveux.
Durant notre test, le jeu enchaînait régulièrement entraînements, affrontements et séquences narratives sans véritable rupture, donnant à cette nouvelle aventure une identité sensiblement différente des précédents A Plague Tale.
Le système de combat nous a rapidement convaincus. Il repose en grande partie sur la parade, l’observation et la recherche d’une ouverture. Une parade parfaitement effectuée peut déstabiliser un adversaire et permettre à Sophia de répondre immédiatement.
Les ennemis peuvent également être repoussés contre certains éléments du décor ou projetés grâce au grappin.
Les affrontements sont rapides et visuellement très réussis. Les animations donnent beaucoup de poids aux impacts, tandis que les déplacements de Sophia restent suffisamment vifs pour conserver un rythme soutenu. Le jeu encourage clairement davantage l’action que ses prédécesseurs, sans pour autant abandonner complètement l’infiltration. Certaines séquences permettent toujours de contourner des adversaires, d’utiliser les hauteurs ou d’éliminer discrètement un soldat grâce au grappin.
Cette alternance apporte un bon équilibre entre action et approche plus méthodique.
Sophia gagne progressivement des points de Résonance, permettant de débloquer et améliorer différentes compétences.
Plusieurs possibilités apparaissent rapidement : améliorer l’esquive, renforcer les dégâts d’étourdissement après une parade parfaitement synchronisée, obtenir un deuxième coup de pied ou encore profiter d’une protection temporaire après un coup critique.
L’arbre de compétences ne nous a pas semblé particulièrement vaste durant ce premier aperçu, mais les possibilités disponibles restent suffisamment intéressantes pour personnaliser progressivement le style de combat. Le jeu propose également des charmes et différents accessoires apportant des bonus supplémentaires.
L'ensemble reste assez classique dans sa structure, mais fonctionne correctement et accompagne efficacement la montée en puissance de l’héroïne.
Resonance: A Plague Tale Legacy possède une véritable ambition cinématographique.
Les plans de caméra changent constamment afin de mettre en valeur un visage, une réaction ou un élément important du décor. Les transitions entre les différentes périodes de la jeunesse de Sophia sont parfois effectuées directement pendant une séquence de combat, sans écran de chargement visible. Cette continuité donne beaucoup de naturel au récit.
La caméra peut passer d’un gros plan sur un personnage à une vue beaucoup plus large avant de revenir immédiatement au gameplay. Les scènes narratives et les phases jouables paraissent ainsi appartenir au même ensemble.
Cette réalisation nous a régulièrement rappelé certaines productions comme Uncharted, notamment dans la manière dont exploration, dialogues et action s’enchaînent sans interrompre constamment le joueur.
Les premières heures construisent progressivement le passé de Sophia.
Son enfance, ses relations avec les membres du groupe de son père et les événements traumatisants auxquels elle est confrontée donnent rapidement une certaine épaisseur au personnage.
Le récit prend également le temps de montrer sa progression. Sophia apprend à se battre, gagne en assurance et cherche à comprendre les visions qui la poursuivent.
Ces visions occupent une place particulièrement importante puisqu’elles permettent d’explorer une seconde époque, celle du héros mythologique Thésée, plus de deux millénaires auparavant.
Cette structure devrait progressivement apporter de nouveaux éléments sur la Macula et sur les origines de certains événements majeurs de l’univers.
La réalisation graphique constitue également une grande réussite. Les personnages bénéficient de modèles détaillés, avec des expressions faciales crédibles, des mouvements de cheveux, des effets de transpiration et un excellent travail sur les ombres et la lumière. Sachez que les environnements ne sont pas en reste. Le village des pillards apparaît vivant grâce aux nombreux PNJ, aux tissus animés par le vent, aux oiseaux, aux reflets sur l’eau et aux conversations entendues autour de Sophia.
La partie située à Venise impressionne encore davantage. Le carnaval remplit les rues de personnages masqués, de danseurs, de lumières et d’animations de fond. Les dialogues environnants renforcent l’impression de traverser une véritable ville. Les plans montrant les toits au coucher du soleil sont particulièrement réussis.
Les décors intérieurs comme extérieurs fourmillent globalement de détails, et certains éléments peuvent également être détruits pendant les combats.
La bande originale est composée par Olivier Derivière, déjà associé à plusieurs productions reconnues. Durant le test, la musique accompagne efficacement les changements de ton. Les moments plus calmes disposent de compositions discrètes, tandis que les affrontements et les événements dramatiques gagnent rapidement en intensité.
Le doublage français constitue également une excellente surprise. Les personnages principaux comme de nombreux PNJ disposent de voix françaises, ce qui renforce considérablement l’immersion. Les conversations entendues dans les villages ou pendant le carnaval participent directement à la crédibilité des environnements.
Les options proposées sont très nombreuses. Le jeu propose plusieurs niveaux de difficulté, du mode narratif jusqu’au mode cauchemar, et permet de les modifier à tout moment. Un mode invincible est également disponible afin de rendre Sophia insensible au feu et aux ennemis humains, même si certaines menaces restent mortelles.
Les joueurs peuvent aussi régler le délai avant l’apparition des indices pendant les énigmes, modifier les aides visuelles, stabiliser la caméra ou encore personnaliser certaines interactions.
Les sous-titres peuvent être ajustés en taille et en apparence, tandis que plusieurs paramètres de contraste et de couleurs sont disponibles. Sur PS5, toutes les touches de la DualSense peuvent également être reconfigurées.
Cette richesse rend le titre particulièrement accessible sans imposer ces aides aux joueurs qui préfèrent une expérience plus classique.

Points forts
- Une mise en scène remarquable
- Une réalisation graphique particulièrement soignée
- Des environnements riches en détails
- Une Sophia beaucoup plus offensive que les héros précédents
- Des combats rapides et spectaculaires
- Une bonne utilisation de la parade et du grappin
- Une narration immédiatement intéressante
- Des transitions très fluides entre gameplay et cinématiques
- Un excellent doublage français
- Une bande originale réussie
- Une ville de Venise très vivante
- De nombreuses options d’accessibilité
- Une progression suffisamment complète
- Une aventure qui apporte une nouvelle perspective sur A Plague Tale
Points faibles
- Un arbre de compétences qui paraît assez classique
- Quelques petits détails techniques moins convaincants dans certaines situations
- Une forte présence narrative et beaucoup d'action... qui pourront peut être moins convenir aux joueurs des premiers "A plague Tale".
Conclusion
Note d’expérience : 17/20 + Label qualité ConsoleFun
Asobo Studio conserve l’identité narrative et visuelle de A Plague Tale, tout en proposant une approche beaucoup plus offensive grâce à Sophia. Les combats sont rapides, les parades agréables à utiliser et le grappin apporte de nouvelles possibilités aussi bien pendant les affrontements que durant l’exploration.
La plus grande réussite reste toutefois la mise en scène. Les changements de caméra, les transitions sans rupture, les dialogues et la manière dont le jeu accompagne la progression de Sophia donnent à l’ensemble une véritable dimension cinématographique.
Les environnements sont magnifiques, Venise regorge de vie et les personnages bénéficient d’une modélisation particulièrement travaillée. Le doublage français, la musique d’Olivier Derivière et les très nombreuses options d’accessibilité viennent encore renforcer une expérience déjà extrêmement solide.
Quelques détails techniques ou un arbre de compétences relativement classique peuvent être relevés, mais ils pèsent peu face au niveau général de finition.
Resonance: A Plague Tale Legacy constitue une très bonne surprise et montre une nouvelle facette particulièrement convaincante de l’univers imaginé par Asobo Studio. C'est une recommandation de ConsoleFun !!!!









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