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[TEST] Scarlet Nexus

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Le 11/08/2021

Nouvelle IP développée et éditée par Bandai Namco, Scarlet Nexus est sorti le 25 juin 2021 sur PC, PS4, PS5, Xbox One et Xbox Series X|S. Avec Keita Iizuka et Kenji Anabuki aux commandes, éléments-clés du staff ayant officié sur Tales of Vesperia, Scarlet Nexus a su captiver les regards depuis son annonce en 2020 à l’Inside Xbox. Il est donc grand temps de décortiquer ce titre et de voir ce qu’il vaut !

 

Les ennemis communs forment les meilleurs copains

 

 

C’est sur une Terre à l’ambiance cyberpunk que prend place l’histoire de Scarlet Nexus : la plupart des humains y ont développé une hormone cérébrale psionique, acquérant différents types de pouvoirs psychiques. Le gouvernement recrute des éléments prometteurs au sein de la Brigade d’Extermination des Autres (BEA), une organisation militaire spécialisée dans le combat contre les Autres.

 

Ces derniers sont des espèces de monstres qui tombent du ciel, ou plus précisément de la Ceinture d’Extinction qui entoure la Terre, et qui cherchent à se nourrir de cerveaux humains. Heureusement, la BEA constitue le rempart de l’humanité, exploitant les pouvoirs psioniques et prévoyant à l’avance les localisations où vont pleuvoir les Autres.


Vous devrez combattre les Autres afin de protéger l’humanité.

 

Scarlet Nexus propose deux points de vue à son histoire, celui de Yuito ou celui de Kasane. Une fois son personnage principal choisi, vous ne pourrez en changer, à moins bien sûr de commencer une nouvelle partie. L’articulation des deux histoires autour d’un même scénario fonctionne bien, mais autant vous prévenir de suite : le titre est pensé pour commencer une première partie avec Yuito. Bien sûr, il n’y aura aucun handicap à commencer avec Kasane, il s’agit seulement d’un rythme de révélations plus intense du côté de Kasane, avec plus d’éléments à vivre en deuxième partie : si vous commencez avec Kasane, une deuxième partie avec Yuito aura moins le sens de la surprise, celui-ci étant dans la plupart des cas au courant des informations clés après Kasane.

 

Saluons d’ailleurs la qualité du scénario, qui n’a de cesse de vous faire tourner la tête rebondissement après rebondissement, et ce jusqu’à la toute fin de l’aventure ! Les révélations s’enchaînent et alors que l’on termine sa session de jeu avec la fin d’un chapitre et son interlude, il est toujours tentant de commencer le chapitre suivant pour découvrir ce que nous réserve la suite. On notera toutefois que si le jeu est parfaitement rythmé, le tout dernier chapitre est par contre bien plus long, et a des allures de marathon tant il réserve de gros combats les uns à la suite des autres.

 

Par ailleurs, le jeu alterne entre chapitres scénaristiques et interludes, où vous pourrez souffler un peu et prendre le temps d’améliorer vos affinités avec le reste des membres de la BEA (si vous le souhaitez bien sûr). En effet, la BEA se compose de plusieurs escadrons, Kasane et Yuito n’étant pas dans le même et disposant donc chacun de différents camarades.


Les interludes à la planque sont l’occasion de souffler un peu : chacun vaque à ses occupations, et vos cadeaux décorent les petits espaces personnels de chaque membre. Ici, séance d’auto-massage via duplication !

 

Ces moments secondaires et optionnels sont l’occasion de découvrir en profondeur les différents personnages et leur histoire, leurs tourments, et ainsi s’en rapprocher. L’ensemble du casting bénéficie d’une écriture vraiment soignée, et il est difficile de ne pas s’attacher à l’ensemble des protagonistes tant vous serez amené à passer de temps avec eux pour maximiser vos liens. En conséquence, on s’étonnera tout de même de ne pas croiser beaucoup plus de psioniques et de voir certaines institutions légèrement sous-exploitées, mais rien qui ne vienne entacher le scénario du titre.

 

Les relations entre les différents protagonistes forment un élément essentiel de Scarlet Nexus, récompensant le temps investi à améliorer ses affinités en les reflétant directement dans le gameplay !

 

 

Un gameplay grisant et toujours plus jouissif !

 

 

Car comme nous l’évoquions, chaque personnage dispose d’un type de pouvoir, plus ou moins similaire à d’autres. Pyrokinésie, électrokinésie, invisibilité, duplication, téléportation… Seuls Kasane et Yuito partagent le même pouvoir, la psychokinésie, permettant d’envoyer différents éléments de l’environnement directement dans la face des ennemis.

 

Et les synergies sont au rendez-vous, puisque les personnages peuvent partager temporairement leur pouvoir avec les autres via le Système d’Armes de Combat (SAC). On choisit un des pouvoirs d’une pression sur une gâchette et l’une des quatre touches du côté droit de la manette, et libre alors à vous d’utiliser avec habileté votre environnement : un ennemi que vous aurez trempé en lui envoyant un baril d’eau via la psychokinésie sera plus sensible à l’électrokinésie, de même qu’un ennemi couvert d’huile obtiendra le statut « brûlé » si vous déchaînez sur lui votre pyrokinésie.


Les alliés pourront vous aider aux combats, en partageant leur pouvoir et en lançant des attaques dévastatrices.

 

Par ailleurs, approfondir ses affinités avec les autres personnages permettra de recourir à différentes mécaniques, tels que les visions gardiennes où un coéquipier vous protègera d’une attaque, mais aussi les visions de combo où vous lancerez des attaques en duo, ou encore les visions combattantes où un coéquipier vous appelle afin de lancer une grosse attaque à l’aide de son pouvoir.

 

L’environnement regorge d’objets exploitables, permettant des situations qui vous donneront un avantage temporaire si vous utilisez tout ça habilement. De plus, certains éléments du décor sont plus massifs que d’autres, et nécessitent la réalisation d’un QTE pour toucher : on nettoiera par exemple un couloir de métro désaffecté en envoyant un wagon de train sur tous les ennemis de la zone.

 

Chaque ennemi affiche une jauge de points de vie, et une jauge de pression, semblable aux jauges de choc que l’on trouve dans les Final Fantasy. A la différence qu’ici, vider la jauge de pression permet de réaliser une attaque qui oneshot, sublimant votre acharnement dans une magnifique animation où votre personnage tranchera le noyau de l’Autre en question, l’éradiquant sans plus attendre.

 

Bien sûr, les boss échappent à cette dernière règle, mais cette attaque leur inflige tout de même de gros dégâts. Ils sont par ailleurs très impressionnants, et il faudra souvent étudier le terrain avant de foncer dans le tas, sous peine de devoir épuiser vos réserves d’objets de soins.


Les boss sont toujours plus imposants et occasionnent de gros dégâts. Attention à votre barre de vie !

 

Au fil de votre avancée, vous débloquerez la possibilité d’initier un champ cérébral où vous déchaînerez votre furie pendant 30 secondes, avec la possibilité de voir ce délai prolongé grâce à vos camarades lorsque ce timer approche de la fin. Arriver au bout de ce timer signifie mourir : vous devrez vous-même mettre fin au champ cérébral, résistant à l’envie de profiter de ce moment où les dégâts vont bon train. Vous comprenez alors que Scarlet Nexus fait tout pour rendre les combats toujours plus nerveux et augmenter le sentiment de puissance une fois son système de jeu maîtrisé, en plus de continuellement mettre en avant ses personnages.

 

Vous pouvez d’ailleurs réanimer un coéquipier tombé au combat, en échange de quelques-uns de vos points de vie restants.  Les objets de soin existent sous plusieurs formules, certaines n’affectant qu’un seul personnage, d’autres se destinant à toute l’équipe et coûtant donc plus cher.

 

Bien sûr, chaque combat rapporte un peu d’argent, qui ne posera jamais vraiment problème dans le jeu, d’autant que vous pouvez aussi échanger certains objets contre des matériaux collectés sur les monstres affrontés. C’est notamment le cas des cadeaux à offrir aux autres membres de votre escadron : ils ne peuvent être obtenus que par échange, et nécessiteront donc parfois des ressources bien spécifiques. Des quêtes sont aussi disponibles, mais demandent de tuer des Autres dans des conditions souvent trop spécifiques pour que ce soit agréable à réaliser, d’autant que les récompenses ne sont pas d’un grand intérêt.


La carte cérébrale vous fera acquérir de nouvelles améliorations dans différents domaines.

 

Enfin, vous disposez d’un arbre de compétence sobrement appelé « carte cérébrale », qui vous demande des points de compétences obtenus en montant de niveau afin d’améliorer différents aspects liés au combat. Par exemple, si initialement vous ne pouvez activer qu’un seul pouvoir d’un allié, vous pourrez par la suite en activer deux en même temps, puis quatre ! De quoi augmenter les synergies, avec certains combos extrêmement efficaces et que l’on vous laisse le plaisir de découvrir.

 

Vous l’aurez compris, Scarlet Nexus jouit d’un système de combat très travaillé et devenant de plus en plus grisant au fil du jeu, avec de nouvelles possibilités s’ajoutant tout au long de votre aventure. Il en devient même difficile de ne pas faire du zèle lorsque l’on visite une zone pour une ressource précise, et que l’on prend tout de même le temps d’éradiquer les Autres aux alentours.

 

Un titre à la technique particulièrement soignée bien que légèrement perfectible

 

 

Scarlet Nexus a fait l’objet d’une véritable optimisation pour chaque support, et les différences demeurent ainsi essentiellement dans la résolution et le nombre d’images par seconde. PC, PS5 et Xbox Series afficheront de la 4K native à 60fps et plus sur ordinateur, tandis que PS4 et Xbox One tourneront en 1080p à 30fps. Sur les supports les moins récents, Scarlet Nexus a tout de même des temps de chargement d’une dizaine de seconde, n’allant pas jusqu’à impacter cruellement l’expérience de jeu puisqu’ils ne se font qu’aux différents changements de zone.

 

Visuellement, le titre est impeccable et profondément séduisant : les teintes de couleurs et les jeux de lumières résultent en une esthétique cyberpunk ravissante, qui plus est sublimée par les différentes animations en combat. L’extermination des Autres est une danse où chacun de vos coups portés est récompensé par une animation nerveuse et grisante, faisant ressentir tout le flow du gameplay.


Qu’il fait bon protéger des humains devant de si beaux effets de particules !

 

Mieux encore, les cinématiques en temps réel sont à tomber par terre. Malheureusement, elles sont assez rares dans le jeu : la plupart de la narration se fait avec des images fixes où seules les bouches de nos personnages s’animent, avec l’apparition de vignettes et des passages d’image fixe en image fixe. On comprend qu’une certaine économie a été faite ici, là où un rendu entièrement animé en scènes cinématiques aurait forcément coûté beaucoup plus cher. Ainsi, on profite des rares moments animés, tout en en dédaignant pas pour autant le reste de la narration : les artworks sont magnifiques, et le jeu trouve un juste équilibre en mélangeant son cel-shading pour les personnages au milieu d’environnements volontairement ternes.

 

Le bestiaire est varié sans être excessif, profitant de plusieurs variations des différents monstres. A noter que Yuito comme Kasane rencontreront des monstres exclusifs à leur parcours, même si bien sûr la grande majorité du bestiaire est commun. Les Autres témoignent là encore d’une créativité toute particulière, mêlant morceaux d’animaux, de plantes, et objets construits par les humains.

 

En ce qui concerne la partie sonore du titre, les doublages japonais et anglais sont tous aussi qualitatifs, et nous conseillons aux anglophones le doublage anglais afin de pouvoir percevoir chaque petite phrase lâchée par les coéquipiers en combat, permettant ainsi de focaliser son attention sur le combat lui-même sans forcément lire les sous-titres en pleine action. Les musiques détonantes donnent par ailleurs une véritable identité à chaque lieu et situation rencontrés, amenant un bon ingrédient de plus à cette délicieuse recette. La quarantaine d’heure que vous prendra votre première partie passera à toute allure, tant ce que propose Scarlet Nexus est captivant. De quoi repartir sur une seconde run avec le deuxième personnage, pour venir à bout de tout ce que le titre a à offrir. Enfin, un New Game + permet de conserver tout ce que vous avez si vous utilisez un personnage qui a déjà terminé le jeu une fois !

  • JOUABILITÉ

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    Scarlet Nexus dispose d’un système de combat incroyablement riche et satisfaisant. Nerveux, grisant, l’appropriation des synergies et de l’environnement procure un sentiment de satisfaction tout simplement jouissif.

  • GRAPHISMES

    18

    L’esthétique du jeu est saisissante, et lui fournit une identité graphique marquante à souhait. Le soin porté aux animations, couplé à la bizarrerie des Autres, donne un résultat saisissant.

  • BANDE SON

    18

    Scarlet Nexus propose un doublage aux petits oignons que ce soit en japonais ou en anglais, et une bande son détonante.

  • DURÉE DE VIE

    17

    La quarantaine d’heures de jeu passe à toute vitesse au fil des révélations et des péripéties des personnages, et la possibilité de refaire le jeu tout en disposant d’un nouveau point de vue avec des évènements exclusifs vient quasiment doubler le temps nécessaire à profiter pleinement du titre. Il y a de quoi faire !

  • SCÉNARIO

    18

    Avec une écriture soignée tant dans les personnages que dans le scénario lui-même, Scarlet Nexus va de rebondissement en rebondissement et nous scotche tant on s’attache aux personnages tout en découvrant chaque révélation.

    • Points positifs

      • Les affinités avec les personnages, se retranscrivant dans le gameplay
      • Un gameplay nerveux et grisant qui ne cesse de gagner en profondeur
      • La qualité d’écriture scénaristique
      • La rejouabilité qui apporte un vrai quelque chose
      • Une direction artistique impeccable…
    • Points négatifs

      • … Mais avec trop peu de cinématiques en temps réel
      • Des quêtes secondaires inintéressantes

    Conclusion

    Avec son écriture soignée, ses graphismes léchés et son gameplay grisant à souhait, Scarlet Nexus signe un sans-faute pour Bandai Namco, qui a tout juste de quoi parfaire le tout en laissant plus de place aux cinématiques en temps réelle. Une des meilleures nouvelles IP en termes d’action-RPG récent, qui nous laisse rêveurs quant à de potentielles suites dans le même univers. Un titre auquel tout amateur d’action-RPG doit impérativement donner sa chance !

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  • Les avis du staff

    En complément de ce test, les autres membres du staff peuvent aussi vous donner leur avis sur le jeu

    Commentaires (1)

    Greed Lavare a écrit un commentaire le 13/08/2021 à 14:58

    La démo m'avait agréablement surpris mais m'avait également laissé un peu sceptique. Je te remercie donc Vesperia, car ton test me donne très envie d'y jouer !

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    Qui est notre testeur ?

    Vesperia : Co-Responsable de la rubrique "Tests"

    Joueur de 22 ans, je tente de rattraper des années de culture vidéoludique pour comprendre le pourquoi du comment de chaque jeu. Ce qui me prend beaucoup de temps et me fait accumuler plus de retard encore. J'aime le jeu vidéo, tout simplement.

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