Initialement sorti sur Nintendo 3DS le 8 octobre 2016 au Japon, puis arrivé sur la même plateforme le 8 septembre 2017 chez nous avant d’être porté sur PS4, PC et Nintendo Switch en juin 2024, Monster Hunter Stories est enfin arrivé sur Xbox ce 14 novembre 2025, aux côtés de sa suite directe, préparant ainsi l’arrivée du troisième volet pour mars 2026. Édité et développé par Capcom, Monster Hunter Stories est un spin-off de la célèbre franchise Monster Hunter, lorgnant du côté de Pokémon en faisant tisser des liens entre joueurs et monstres plutôt qu’en les chassant purement et simplement. Un changement de formule efficace ?

Un spin-off pour un public plus jeune
Monster Hunter Stories nous fait incarner un héros personnalisable, fille ou garçon, en train de chercher un œuf de monstre avec ses amis Ren et Lilia. Lorsqu’ils en trouvent finalement un, et qu’ils le font éclore, le joueur se prend d’amitié pour un bébé Rathalos, wyverne emblématique de la licence. Malheureusement, tout tourne très vite au drame lorsqu’un monstre particulièrement agressif survient et cause de nombreux dégâts, nous faisant perdre de vue notre nouvel ami, et impactant particulièrement la vie de Ren, qui se dévouera dès lors à l’éradication des monstres dangereux.

Lilia et Ren sont les deux amis d’enfance du personnage principal.
Une ellipse plus tard, il est temps pour nous de participer à la cérémonie faisant du héros un Rider, ces possesseurs d’une pierre de l’amitié capables de tisser des liens avec les monstres. Quittant le village natal pour découvrir le monde et trouver comment résoudre le problème du fléau noir, à l’origine de l’agressivité nouvelle de nombreux monstres, on part alors à l’aventure dans une ambiance toujours assez légère, malgré les drames et la gravité de fond qui pèse sur l’ensemble. Les personnages sont ainsi plutôt stéréotypés, et l’on ne peut que souligner la problématique du héros personnalisable, entraînant la présence d’un compagnon faisant office de mascotte et de preneur de parole au nom du héros.

Navirou est le protagoniste qui sert de porte-voix au personnage principal.
Et si le titre de Rider se veut constituer la principale différence avec la licence principale, dans la forme il n’y a que peu de différence : on se retrouve la plupart du temps à chasser des monstres, pour les « calmer » quand ils sont devenus agressifs, ou les éloigner lorsqu’ils sont devenus problématiques aux abords d’une route ou d’un village. On peut infiltrer des tanières pour voler des œufs. Par ailleurs, un certain rituel permet par la suite de sacrifier un monstre pour céder l’un de ses gènes à un monstre réceptacle, octroyant divers bonus : si l’on s’y penche un peu, il y a une vraie dissonance entre le lien prétendu entre les Riders et les monstres, et la réalité des activités des Riders. Et ce, même si le jeu tente de nous donner à voir les perspectives des Riders et des Hunters en les faisant se rencontrer.
Le tout reste parsemé d’humour, mais aussi de nombreux discours sur l’importance et la puissance de l’amitié, et le déroulé scénaristique n’offre rien de particulièrement brillant, sans être non plus désagréable si l’on y place pas des attentes démesurées une fois le public cible identifié. Car cette nouvelle approche vient clairement enrober la formule Monster Hunter pour mieux correspondre à un public plus jeune, qu’il s’agisse du scénario ou du gameplay, s’approchant de celui de la licence Pokémon afin de proposer un gameplay correspondant lui aussi à de plus jeunes joueurs.

Le pouvoir de l’amitié sera régulièrement invoqué pour régler des problèmes.
Tour par tour et stratégie
Dans Monster Hunter Stories, au revoir les combats en temps réel de la série principale, et place au tour par tour ! Le joueur a le choix entre trois types d’attaque : force, vitesse, ou technique, qui sont régies de la même façon qu’un pierre-feuille-ciseaux. Les attaques des ennemis correspondent à un type donné, et lorsqu’on s’en prend un ennemi qui nous défie aussi, il y a duel ! Celui ayant l’attaque ascendante sur l’autre inflige de plus gros dégâts, et on recommence. Si notre jauge de vie tombe à zéro au cours du combat, on perd un cœur, on se relève, et au bout de trois cœurs perdus, c’est game over !

Les lignes viennent indiquer les attaques et donc les duels à venir. Ici, il y aura probablement égalité, le Monstie attaquant en vitesse, ce que les velociprey font souvent.
Les duels, s’ils sont gagnés, font monter une jauge d’amitié qui, une fois remplie, permet de monter en selle sur son monstre (appelé Monstie), et de choisir entre lancer une attaque surpuissante, ou tenter de gagner d’autres duels pour augmenter jusqu’à deux fois le niveau de cette attaque à deux. Quelques subtilités viennent aussi dynamiser les combats, avec parfois des QTE à faire pour un duel en plus entre l’ennemi et son Monstie, permettant d’infliger des dégâts bonus et de remplir un peu plus sa jauge d’amitié. Il est aussi possible d’ordonner à son Monstie d’utiliser une compétence parmi celles qu’il maîtrise, utile pour s’adapter aux types des attaques ennemis.

Les combats sont dynamisés avec des QTE à réussir de temps en temps, pour des dégâts bonus.
L’apprentissage des types d’attaques ennemis se fait en les affrontant à de nombreuses reprises et en mémorisant leur style et patterns : les raptors, par exemple, ont tendance à utiliser des attaques de vitesse, jusqu’à être énervé et switcher. Il est ainsi possible de s’adapter au mieux aux ennemis, et cela vient naturellement avec le temps. Un objet permet aussi de voir la tendance des attaques d’un monstre, pratique pour ceux que l’on a encore jamais affrontés.
Les objets cultes de la série sont d’ailleurs au rendez-vous, qu’il s’agisse de potion, de breuvages pour éviter des statuts particuliers, ou des différents matériaux de monstres pour crafter armes et armures. Néanmoins, il est à souligner que ce portage se contente d’apporter un lifting graphique, et ne propose quasiment pas de nouveau contenu.

On peut utiliser des matériaux de monstres pour crafter et améliorer armes et armures afin de monter en stats.
Daté bien que relooké
En effet, Monster Hunter Stories reste un jeu sorti initialement sur Nintendo 3DS, et cela se ressent dans plusieurs aspects. Graphiquement, s’il est indéniablement plus propre qu’à l’époque, le titre reste assez baveux au niveau de ses textures, avec des environnements assez pauvres globalement. Les cinématiques bénéficient par contre d’un traitement particulier, avec de beaux effets de lumière.

Les cinématiques s’en sortent mieux visuellement, avec parfois une très bonne gestion des effets de lumière.
Au niveau du gameplay, c’est sur le contenu qu’on regrette un manque d’ajouts. Là où la licence Monster Hunter propose 14 variétés d’armes, ce premier Stories en contient quatre, et le choix des armes n’a pas l’impact qu’on trouve dans sa suite. De nombreux temps de chargement, bien que courts, viennent aussi hacher l’expérience de jeu.
La durée de vie est d’ailleurs conséquente : il faut compter un peu plus de 25h pour venir à bout de l’histoire principale, un compteur qui peut facilement doubler si vous voulez compléter tout ce que le jeu a à offrir. Les quêtes secondaires ne sont malheureusement pas très intéressantes, puisqu’elles consistent souvent à aller chasser un certain nombre de monstres, et qu’elles ont l’audace d’être proposées après avoir déjà été confronté une première fois aux monstres concernés. Cela n’en reste pas moins utile pour farmer si besoin, les derniers combats pouvant être relativement corsés.

Le titre propose de nombreuses quêtes secondaires, à faire et refaire pour farmer


Commentaires (0)