Initialement sorti sur Nintendo Switch et PC en juillet 2021, puis porté sur PS4 en 2024, voilà que Monster Hunter Stories 2 : Wings of Ruin est enfin arrivé sur Xbox en ce 14 novembre 2025, aux côtés de son prédécesseur, testé dans nos colonnes tout récemment. Nouvel opus, nouvelle histoire dans l’univers de Monster Hunter : que vaut ce Stories 2, et corrige-t-il les défauts de son aîné ?

Les ailes de la destruction
Les évènements de Monster Hunter Stories 2 prennent place quelques temps après ceux du premier jeu. On incarne un nouveau personnage, personnalisable lui aussi, dont le grand-père est un Rider légendaire, le tout dans une nouvelle région. On y découvre la légende des ailes de la destruction, portées par un Rathalos présenté comme annonciateur de la fin du monde, rien que ça ! Cette terrible légende prend forme dans l’apparition de gouffres géants, enrageant les monstres à proximité.
Si ce pitch est plutôt captivant au premier abord, Stories 2 se perd rapidement dans un schéma scénaristique répétitif à souhait : on arrive dans un endroit où personne n’a confiance en nous et notre Rathalos, on se met à leur service en enchaînant les missions pour gagner leur confiance, puis on accède au prochain lieu, et ainsi de suite.

L’apparition de gouffres géants et d’une lumière rouge enrageant les monstres nous fait aller de lieu en lieu.
Le scénario progresse ainsi terriblement lentement malgré de très nombreuses scènes cinématiques, d’autant qu’il souffre des mêmes dissonances que celui du premier Stories. Ainsi, le Rider que l’on incarne se retrouve à toujours devoir « calmer » les monstres devenus enragés ou problématiques, en les chassant. Les éléments du premier jeu que l’on retrouve dans celui-ci servent principalement à faire plaisir, mais nourrissent aussi une certaine frustration dans la mesure où ils pourraient beaucoup plus servir à nos protagonistes.
De même, l’humour reste omniprésent ici, et malgré un scénario grave et pressant, le titre s’adresse toujours à un très jeune public. Le personnage principal personnalisable entraîne le même problème de nécessité d’une mascotte servant de porte-voix au héros. Par ailleurs, si les gouffres constituent un élément déclencheur intéressant, il est étrange de voir le temps que mettent les personnages à aller à l’évidence au vu du monde dans lequel ils vivent. Heureusement, si ce Stories 2 hérite des lacunes de son prédécesseur, il n’en reste pas moins meilleur sur tous les autres points !

Le Rathalos, figure de proue de la licence, est à nouveau au cœur de l’intrigue de ce Stories.
Un système de combat plus poussé
Les combats au tour par tour avec une équipe de six monsties prennent ici un peu de profondeur, car le personnage principal possède désormais trois armes équipables ayant chacune leur spécialité (tranchante, contondante, ou perforante), parmi un panel de six types d’armes différents :épée et bouclier, grande épée, marteau, corne de chasse, arc et lancecanon. Certaines armes sont alors plus efficaces sur telle ou telle partie d’un monstre, ce qui implique de switcher régulièrement d’arme en combat, les rendant plus dynamiques.

Switcher d’arme devient un élément majeur des combats, les dynamisant et rendant les combats plus profonds.
Par ailleurs, pour assouplir un peu le côté punitif du premier jeu où l’on pouvait perdre deux cœurs sur trois en un seul coup, on est ici quasiment toujours accompagné d’un partenaire de combat, qui possède (ou pas) son monstie, et qui disposent de chacun de leurs cœurs bien à eux.
Les ennemis ont ainsi plus de cibles, et il est plus facile de se soigner ou de préparer des attaques dévastatrices, puisque les doubles attaques (déclenchées lorsque un personnage et un monstie lance une attaque ascendante sur celle de l’ennemi) peuvent désormais s’effectuer avec le monstie du PNJ. De plus, les PNJs prennent souvent l’initiative de soigner un membre de l’équipe en difficulté. Ces ajouts sont mineurs sur la forme, mais ont un impact majeur sur le gameplay, qui s’en retrouve immédiatement plus permissif et agréable !

Être accompagné par différents personnages au fil du jeu est un réel plus.
Bien meilleur techniquement
Ce qui marque immédiatement avec ce Stories 2, c’est son amélioration graphique. Tout est plus beau, plus soigné, plus agréable à l’œil et à la maniabilité ! La direction artistique se veut ici bien plus efficace et marquante, avec toujours de magnifiques effets de lumière et une très bonne gestion des couleurs. L’ambiance sonore se veut aussi plus épique, avec de nombreux thèmes retravaillés, et de nouvelles compositions qui transpirent l’aventure et la découverte.

Certains plans bénéficient d’une composition sublime : les cinématiques sont parfois un vrai régal pour les rétines.
Stories 2 est aussi bien plus pratique à jouer : le titre met à disposition du joueur des outils nouveaux permettant de rendre l’expérience de jeu moins fastidieuse, tel que la possibilité de tuer instantanément un ennemi très faible par rapport à soi, ou encore le déplacement rapide disponible à tout moment pour retourner à un lieu déjà visité, évitant d’interminables allers-retours.
Cette seconde itération a clairement bénéficié des retours sur le premier titre, et cela se ressent dès les premières heures de jeu. A noter qu’il faut compter une trentaine d’heures pour finir l’histoire principale en s’attardant un peu sur les quêtes secondaires, le jeu étant suffisamment abordable pour passer outre ce contenu si cela ne vous intéresse pas. Pour les autres, il y a de quoi faire !

Vous n’imaginez pas la praticité de ce menu !
Du contenu à la hauteur de Monster Hunter
Effectivement, c’est un autre élément où Stories 2 met la barre plus haut : le contenu ! En plus de l’histoire principale, le titre propose évidemment de nombreuses quêtes secondaires, mais aussi tout un post-game où les plus férus auront des heures de grind devant eux pour relever les défis les plus corsés.
Par ailleurs, le jeu propose aussi un mode en ligne, où l’on peut effectuer des quêtes en coopération, ou s’affronter dans des duels contre un joueur et ses monsties. On rejoint ainsi un salon en ligne, à moins d’en créer un grâce à un consommable spécifique, et l’on choisit la mission que l’on souhaite effectuer, que ce soit de l’exploration de tanière, de l’élimination de monstre, ou des épreuves consistant à battre plusieurs monstres en un temps défini.
Ce mode online permet de profiter du jeu à plusieurs en rendant ainsi le farm moins fastidieux, à condition bien sûr de trouver des partenaires de jeu.

Le mode en ligne vient apporter encore un peu plus de contenu à un jeu qui n’en manquait pas !


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