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Anthem#9

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Sorti le 5 février 2026 sur PC via Steam, Anthem#9 est le fruit d’un développeur solo nommé koeda, édité par Shueisha Games. Apportant sa proposition au genre des rogue-lites, le titre s’est malheureusement retrouvé dans la même fenêtre de sortie que Mewgenics, mastodonte annoncé du genre. Nous avons tout de même eu la chance de poser nos mains sur Anthem#9, et si vous étiez passés à côté, il est désormais temps pour nous de vous donner notre verdict !

 

 

Un jeu qui transpire le style

 

Dès qu’on lance Anthem#9, quelque chose nous frappe : son style, visuel et sonore. L’interface rappelle immanquablement Persona, avec une présentation hyper soignée, chargée mais lisible, et dégoulinante de classe bien que parfois minimaliste dans sa construction. Visuellement, tout repose sur l’idée de mouvement, avec de nombreuses lignes de fuite venant trancher l’écran, apportant un dynamisme semblable à ce que l’on peut trouver dans des comics ou des mangas, pour un effet garanti ! Lorsqu’on l’ignore, difficile de réaliser à première vue que ce titre est développé par une seule personne.


Visuellement, Anthem#9 regorge d’écrans et d’animations très, très classes.

 

La bande-son est quant à elle catchy, entraînante, et accompagne très bien les sensations de combos qui s’enchaînent, au gré des gemmes que l’on combine. En effet, Anthem#9 réinvente le genre des match-3, ces jeux où l’on aligne trois gemmes pour les faire disparaître et gagner des points ! Ici, on obtient un set aléatoire de gemmes en début de tour, et on les combine dans un ordre permettant de réaliser des recettes de compétences, jusqu’à ne plus pouvoir en déclencher.

 

Si le concept peut paraître original mais vite cerné, certains twists apportent stratégie et profondeur : les recettes peuvent s’enchaîner entre elles. Par exemple, une attaque demandant des gemmes dans l’ordre rouge-vert-bleu peut enchaîner avec une attaque demandant bleu-rouge, la gemme bleue servant de liant au recette, et n’étant ainsi nécessaire qu’une fois ! De ce système résultent des combos de plus en plus longs au fil des runs, et un sentiment de satisfaction lorsqu’on laisse l’animation de combos se déchaîner devant nos yeux, détruisant la barre de stamina de l’ennemi jusqu’à annuler ses attaques les unes après les autres. Anthem#9 est un titre au gameplay grisant et gratifiant, apportant très vite son lot de dopamine et donnant envie d’enchaîner les parties.


Réussir à bien rentabiliser ses gemmes selon les recettes de compétences permet des combos grisants !

 

Une expérience unique, mais limitée

 

Si le core-gameplay d’Anthem#9 est rafraîchissant et redoutablement efficace, le reste se veut plus scolaire. Le déroulé des runs de ce rogue-lite se veut effectivement plutôt classique dans sa façon de faire : on choisit un chemin parmi les orientations possibles, avec des évènements, des shop, ou de quoi améliorer ses compétences en les faisant monter de niveau ou en modifiant leur recette.


Changer la recette de certaines compétences sera crucial pour augmenter le potentiel de combos.

 

Chaque combat est l’occasion d’obtenir une compétence remplaçant une autre parmi les 2 decks de 3 cartes chacun, ou améliorant une compétence déjà obtenue s’il s’agit de la même. On obtient aussi de l’or à dépenser dans les magasins, ainsi qu’une bénédiction à choisir parmi trois. Celles-ci créent des effets, permanents ou non, et lors d’un combat, on peut choisir une bénédiction parmi trois à chaque tour de jeu.


Entre chaque combat, on choisit la prochaine zone selon le parcours disponible, classique du genre.

 

Au-delà de ça, Anthem#9 manque rapidement de contenu. Le titre se propose sur le gameplay pur, ce qui fonctionne un temps, mais très vite on se demande pourquoi l’histoire du jeu n’a pas été plus étoffée qu’une présentation rapide de l’univers et ses enjeux. Compléter des runs débloquent des personnages et des difficultés supérieures, mais pas plus, ce qui est un peu dommage. Au final, Anthem#9 peut se finir rapidement, en trois heures pour les niveaux principaux d’un personnage, le triple pour les plus curieux qui voudront découvrir les mécaniques d’autres protagonistes.

 

Il faut espérer que le contenu s’enrichisse avec le temps, car en l’état, le jeu est certes immédiatement fun et captivant, mais il prend justement le risque de perdre le joueur trop vite, que ce soit parce qu’il se termine rapidement, ou parce qu’il ne se renouvelle pas assez.


Chacune des flèches représentant une attaque vient, après la phase de préparation, se planter dans l’ennemi à toute vitesse, ce qui est particulièrement satisfaisant.

  • JOUABILITÉ

    16

    Habile mélange de match-3 et de rogue-lite, Anthem#9 se prend en mains rapidement, et se montre immédiatement fun, grisant, captivant et gratifiant.

  • GRAPHISMES

    16

    La direction artistique est indéniablement le premier point fort du jeu, qui capte immédiatement le joueur. Si la réalisation peut se montrer légèrement minimaliste, l’interface stylisée en met immédiatement plein la vue.

  • BANDE SON

    16

    Particulièrement catchy, la bande son accompagne à merveille l’atmosphère du jeu, s’alliant parfaitement à la direction artistique et aux combos qui s’enchaînent à l’écran.

  • DURÉE DE VIE

    9

    Comptez environ trois heures pour finir le jeu avec un personnage : c’est peu, et l’expérience ne se renouvelle pas des masses malgré les changements de compétences et les différentes mécaniques.

  • SCÉNARIO

    6

    Là où le jeu pêche, c’est dans sa narration, quasi-inexistante. Le titre propose pourtant une accroche simple et efficace, mais n’en dévoile jamais plus.

  • Points positifs

    • Une direction artistique au style fou
    • Un système de combat particulièrement grisant
  • Points négatifs

    • Parfois trop scolaire dans sa réalisation
    • Aussi court qu’unique

Conclusion

Anthem#9 est excellente proposition, mêlant avec originalité match-3 et rogue-lite pour obtenir de quoi enchaîner les combos et les parties, en nous faisant nous demander pourquoi personne ne l’avait aussi bien fait jusque-là. Sa direction artistique est diablement efficace, bien que parfois minimaliste dans sa réalisation. Malheureusement, l’expérience est aussi unique que courte : sans pousser la narration autour de son univers pourtant prometteur, Anthem#9 se finit très vite, trop vite, sans nous proposer assez de nouveautés au fil des heures pour ne pas nous tomber des mains rapidement. Il n’en demeure pas moins recommandable et tout à fait marquant, et il faut alors espérer que le temps permette au développeur d’enrichir le tout.

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